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Après une sélection des quelques bons morceaux sortis en 2011, idiotheque a le plaisir de vous proposer son top-albums de l'année. Pas de disque phare à mon goût, du coup pas de n°1, pas de classement, pas d'ordre précis, mais 10 albums cohérents qui valent le détour. Au risque de la redondance, y'a une playlist ici


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Disc Queen, juste pour le plaisir des yeux

 


METRONOMY
The English Riviera

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Loin des beats qui ont fait la réussite de Nights Out en 2008, The English Riviera recèle une collection de tubes dépouillés et ambitieux, parfaite collusion entre une pop low-fi et une électro dégingandée.

 

 

 

 

 

 

M83. Hurry Up, We're Dreaming

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À ceux qui aiment les hymnes épiques ("Midnight City"), à ceux qui ne jurent que par les mélodies ouatées à écouter enroulé dans sa couette ("Wait"), à ceux qui vomissent les double albums indigestes (équilibre parfait ici), à ceux qui osent affronter le ridicule pour le transcender de façon sublime ("Raconte-moi une histoire") : dépêchez-vous de rêver, le dernier M83 est fait pour vous et pour le bien de l'humanité.

 

 

 

THE ANTLERS Burst Apart

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Burst Apart est tout sauf le disque funky qui égaiera votre hiver. On pourrait plutôt parler de soleil noir, une sorte d'hymne crépusculaire traversé par quelque élan lumineux. "I Don't Want Love" (complainte crève-coeur), "Put The Dog To Sleep" (balade déchirante), "Rolled Together" (beauté indiscutable),  ou "Every Night My Teeth Are Falling Out" (rythmique Santana-esque) sont là pour en témoigner : Burst Apart est bien l'un des grands albums de l'année. Et ça, ça donne le sourire.

 

 


WU LYF Go Tell Fire To The Mountain

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Les sauveurs du rock ? Go Tell Fire, c'est comme un brasier qui se consume de toute part, un peu trop d'ailleurs (lassant à la longue ?). Ça crie fort chez ces jeunes Mancuniens, ça hirisse les poils des plus vieux. Tant qu'il me reste quelques poils sur la tête, j'en profite. Pour les hérétiques : si vous ne croyez pas en Dieu, il vous faudra sans doute croire en WU LYF.

 

 

 

 

  BON IVER Bon Iver

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Le final Phil-Collinsien ("Beth/Rest") m'a un temps tenu à l'écart du dernier Bon Iver, tout comme les percussions Alerte-à-Malibuiennes du pourtant somptueux "Perth" (réécoutez, vous entendrez le bambambam et verrez Mitch courir pec déployés sur la plage). Bien-sûr j'avais tort : Bon Iver trouve le moyen de se renouveler tout en transcendant sa qualité d'écriture sur "Calgary", "Towers" et l'indispensable "Holocene".

 

 

 
THE BLACK KEYS
El Camino

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Sur la route du succès depuis 2010 et leur tubesque Brothers, le duo continue à proposer un rock brut de décoffrage tout en arrondissant les angles, en concentrant l'intensité pour éviter l'éparpillement qui a pu les caractériser. La contribution de Danger Mouse n'y est pas pour rien et nous incite à emprunter tranquillement El Camino pour la joie. "Lonely Boy" a boosté notre fin d'année, "Sister" sera l'un des hymnes de 2012.

 

 

 
RADIOHEAD
The King Of Limbs

radiohead.jpgJe m'y prépare depuis longtemps : Radiohead, groupe qui a forgé la passion musicale de bon nombre, deviendra vieux et chiant, usé et condescendant, dépassé par une jeunesse fraîche et intrépide. The King Of Limbs marque un tournant : pour la première fois, Radiohead ne fait plus - et de loin - l'unanimité. Loin de la perfection formelle de Ok Computer [qui aura 15 ans en 2012] et des expérimentations géniales de Kid A [leur sommet paru en 2000], le groupe est aussi plus libre que jamais, affranchi du désir impérieux de s'imposer comme un majeur de son époque. Qui d'autre que Radiohead pour continuer à avancer aussi librement ?

   


ATLAS SOUND
Parallax

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Halcyon Digest de Deerhunter était l'une des merveilles de 2010, un album qu'on aime garder bien au chaud et qui recèle nombre de trésors cachés se dévoilant un peu plus à chaque écoute.  Bradford Cox, son leader, se produit en parallèle dans Atlas Sound, un projet solo plutôt passionnant, aux morceaux déstructurés ("Modern Aquatic Nightsongs"), aux mélodies pop malades ("Mona Lisa") et aux ambitions cachées ("Terra Incognita").

 

 


PJ HARVEY
Let England Shake

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On a adoré PJ, on s'est ennuyé avec PJ, on a arrêté d'écouter PJ. À force de contrepieds (ne jamais refaire le même disque), la plus si jeune Anglaise - cap de la quarantaine franchi - a pris le risque de perdre une partie de ses admirateurs (les moins assidus, certes). Ce n'était donc que pour l'aimer davantage : Let England Shake est un grand disque de pop sauvage, de tension rentrée et de mélodies désenchantées, un classique instantané.

 

 

 
REAL ESTATE
Days

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Ça n'a l'air de rien comme ça, un petit album de pop joliment emballé et inoffensif. Il faut pourtant reconnaître à ces New-Yorkais au look improbable (qu'on devine pourtant très maîtrisé) une qualité d'écriture jouissive, précise et concise, finalement assez rare. A consommer avec modération, mais pour (très) longtemps.

 

 

 

 


Tag(s) : #musique

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