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La Terre qui explose, la formation de l'univers, des femmes nues, la maladie d'un enfant, des histoires de famille et un scorpion sur une veste en cuir. L'année cinéma en quelques films.


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1.
DRIVE de Nicolas Winding Refn
Douceur rentrée contre déchaînement compulsif de violence, Drive ose le grand écart et emballe son monde en revisitant le mythe du super-héros à la sauce "crise identitaire". Brillant, jouissif et ryangoslingien.
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2.
MÉLANCHOLIA de Lars Von Trier
Là où Terrence Malick cherche du sens (quitte à en faire parfois trop), Lars Von Trier déploie tout son cynisme pour suggérer que rien n'a de sens et que l'humain est condamné à la mélancolie ou à l'ignorance. Déprimant mais passionnant.


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3.
L'APOLLONIDE de Bertrand Bonnello
Alors que le débat idiot sur la pénalisation de la prostitution reprend, L'Apollonide sonde l'hyprocrisie d'une société qui préfère refouler ses fantasmes. En plongeant au coeur d'une maison close, Bonnello filme la violence sourde qui s'y déploie au début du XXème siècle, avant leur fermeture et l'entrée dans le monde moderne. Sans jugement ni leçon de morale, c'est pourtant bien de notre époque que le film parle.


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4.
LA GUERRE EST DÉCLARÉE de Valérie Donzelli
Comment un couple peut-il affronter la maladie de son enfant ? Réponse foudroyante de Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm qui racontent leur propre histoire en esquivant tout réalisme forcené, en contournant le pathos qui s'agite sous notre nez, le tout avec un humour souvent corrosif et pas mal de finesse.

 

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5.
SOMEWHERE de Sofia Coppola
De film en film, Sofia Coppola explore le monde des nantis (les jeunes bourgeoises de Virgin Suicides, les hôtels de luxe de Lost In Translation, la monarchie et Marie-Antoinette) et effleure la vacuité de la "réussite" moderne. Il ne se passe rien, ou pas grand chose, dans Somewhere. Mais la fille du grand Francis touche par endroits la grâce et continue à creuser son sillon sans se soucier du qu'en dira-t-on.


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6.
THE TREE OF LIFE de Terrence Malick
Film fou forcément déceptif, Tree Of Life nous rappelle que le cinéma est avant tout une formidable machine à produire du sens. Gloubigoulba métaphysique ou réflexion puissante sur nos origines et notre devenir ? La Palme d'Or 2011 a le mérite de soulever des lièvres impressionnants.


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7.
ESSENTIAL KILLING de Jerzy Skolimovski
Sur une trame classique de film d'action (un homme traqué par l'armée), Essential Killing évolue vers l'abstraction et le néant, revenant à l'essence même de l'humain : son inépuisable instinct de survie. Âpre, apolitique, mais engagé.


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8.
UNE SÉPARATION d'Asghar Farhadi
Succès surprise du printemps, Une Séparation est surtout une implacable étude de moeurs où tout le monde a tort et tout le monde a raison. Comme le dit Renoir dans La règle du jeu : "Le drame dans la vie, c'est que chacun a ses raisons". Un film qui bouscule notre confort bien pensant occidental et notre rapport aux autres.


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9.
LA GROTTE DES RÊVES PERDUS de Werner Herzog
Cette année, Tree Of Life n'aura pas été le seul film à questionner les origines de l'homme : le documentaire de Werner Herzog articule adroitement ce sujet avec la notion de culture et le geste artistique. Des peintures rupestres de la grotte Chauvet (inacessibles) à l'utilisation de la 3D au cinéma, les représentations visuelles n'ont cessé de mettre en scène notre inscription dans l'histoire. Et de mettre en perspective notre finititude. Un vrai film d'horreur en somme.


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10.
L'EXERCICE DE L'ÉTAT de Pierre Schoeller
La société du spectacle a-t-elle définitivement perverti le monde politique ? Le réalisateur de Versailles en donne sa vision désabusée mais passionnante, et s'attache à la vie d'un ministre des transports d'ouverture, de réunions de cabinet en déplacements sur le terrain, de stratégies politiciennes aux renoncements inévitables au nom du pouvoir qu'il faut conserver.

 

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10bis.
FIGHTER de David O. Russel
Derrière ses atours de film de boxe (très réussi au demeurant), Fighter est avant tout un grand film sur la famille, entre microcosme surprotecteur et nécessaire émancipation, avant implosion. Classique, mais rudement efficace.

 

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Tag(s) : #cinéma

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