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dw3-copie-1.jpgEt si Laurent Wauquiez était une version franchouillarde et ump-compatible de Charles Bronson ? Et si sa sortie sur l'assistanat comme "cancer" de la société n'était rien d'autre que le prolongement théorique de la méthode fort efficace déployée il y a plus de 20 ans par le papi des héros américains ? Tout devient soudain très clair : le secrétaire d'Etat chargé de l'emploi milite en faveur du retour  du fameux justicier dans la ville (titre français de Death Wish) aux méthodes anti-pauvres implacables !

Pour liquider la racaille autrement qu'avec un vulgaire Kärcher, pour se débarasser de ces assistés cancéreux qui profitent allègrement de nos impôts pour au mieux ne rien faire, au pire agresser nos enfants et leur vendre de la drogue, et enfin pour régler le problème des banlieues, ses violences endémiques et son insécurité grandissante, mais bon sang c'est bien-sûr : faisons à nouveau appel à ce bon vieux Charles Bronson dans le rôle de Paul Kersey.

 

Death Wish 3 c'est avant tout l'histoire d'une ville incapable de faire respecter l'ordre (certainement gouvernée par des gauchistes irresponsables). Un commissaire avisé et complètement dépassé par ces hordes de pauvres violents fait sortir Kersey de prison, injustement incarcéré bien entendu, pour nettoyer les quartiers mal famés de New-York, et lui donne pour ce faire carte blanche intégrale.

Death Wish 3 nous rappelle ainsi quelques règles essentielles pour qui veut maintenir la société dans un ordre juste tout en appelant chacun à ses propres responsabilités.

 

Règle n°1 : Le justicier se doit de protéger les gentils bourgeois contre les méchants et violents pauvres qui ne font que troubler leurs repas pépères. Dans l'extrait suivant, le méchant noir qui propose littéralement d'aller "faire un petit casse chez les bourgeois", juste après s'être envoyé deux rails de coke, incarne tout ce que le justicier abhorre : la délinquance, la défiance à l'ordre, la drogue, et pire encore... la jeunesse. Sur la base de tels arguments, les méthodes employées par Paul Kersey semblent forcément justes et appropriées. Et comme il a plus d'un tour dans son sac...

 

 

Règle n°2 : Le justicier se doit de défendre une chose au-dessus de toutes les autres : la propriété privée. Que ce soit une maison, une voiture ou un appareil photo, pas question d'abandonner une once de terrain à ces communistes voleurs, immoraux et fainéants. Une seule sentence est envisageable pour ceux ne respectant pas la propriété privée : la mort. Après tout, la société serait plus tranquille sans ces parasites débiles qui volent le sac des pauvres et qui emmerdent ceux voulant tranquillement manger un Miko. Un monde où on acclame la personne qui abat un voleur de Kodak, c'est quand même merveilleux non ?

 

 

Règle n°3 : Quelle que soit la situation, le justicier se doit de ne jamais hésiter. Hésiter c'est réfléchir, et réfléchir c'est renoncer à sa virilité et oublier qu'un homme ne doit se fier qu'à une seule chose : ses couilles (cf. Sofitel, chambre 2806). Alors quand on tente de lui piquer son auto-radio, le vrai justicier n'hésite pas.

 

 

Règle n°4 : Le justicier se doit de faire respecter l'ordre moral quitte à utiliser la manière forte lorsque le parasite devient incontrôlable. Il se substitue à la justice d'Etat (qui s'entête à enquêter et à faire des procès) pour privilégier une justice erradiquant véritablement tout risque de récidive (tu bouges = je te tue). En "vigilante" digne de ce nom, Paul Kersey pratique l'auto-justice à la manière d'un Batman ou d'un Travis Bickle (De Niro dans Taxi Driver), mais sans l'attermoiement moral qui caractérise les faibles. Le risque zéro, c'est lui. Exemple dans l'extrait suivant.

 

 

 

Death Wish 3 c'est donc avant tout une belle leçon de vie, un ôde au vivre ensemble et à l'auto-responsabilité. Si chacun prend un peu sur soi, si on y met tous du sien, on peut construire ensemble une société libre, harmonieuse, débarrassée de ses scories. Etant donné que ce n'est pas évident d'y arriver tout seul, l'Etat est là pour nous aider. Depuis 1985, année de sortie en salles de Death Wish 3, la merveilleuse idéologie sécuritaire s'est encore bien plus propagée : vidéosurveillance, pratique du conditionnement, prisons bien remplies, castration chimique pour les pervers sexuels, expulsion de parasites,... "Surveiller et punir", L'Etat il a tout bon !

 

Le caractère outrancier de Death Wish en a fait une saga culte, regardée et interprétée au second (voire troisième, quatrième, cinquième...) degré un peu partout dans le monde. Bonne nouvelle : il semblerait que notre gouvernement soit très friand de ce niveau-là d'humour. C'est ça, ou alors on est vraiment dans la merde.

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